24 Août 2006
Damas/ Le président Bachar al-Assad a qualifié d'historique la victoire de la résistance nationale libanaise, précisant que la guerre au Liban était en grande partie américaine du point de vue résolution et atermoiement pour parvenir à un cessez-le-feu.
"Il y avait une partie américaine qui sert la question du "Nouveau Moyen-Orient, mais la résistance et la réaction de la rue arabe ont mis en échec cette question", a-t-il affirmé dans une interview accordée à la chaîne satellitaire de Dubaï.
Il a indiqué que la victoire de la résistance est sans doute une victoire pour le Liban puisque ceux qui ont défendu le pays sont des Libanais et celui qui a payé le prix de l'agression est le Liban, mais tous les pays arabes ont le droit d'éprouver leur joie pour cette victoire et de considérer qu'ils pourraient gagner des résultats de la victoire. "Nous somme en Syrie une partie du peuple arabe heureux de cette victoire".
Le président al-Assad a indiqué que les Etats-Unis et Israël sont allés loin dans cette agression comme résultat de la situation arabe disloquée, précisant que s'il y avait eu une position arabe unifiée ferme, Israël n'avait pas la possibilité de faire cette sorte d'agression sans précédente.
Répondant à une question sur une résistance armée au Golan, le président al-Assad a indiqué que c'est le peuple qui décide. "Si la paix ne réalisera pas le retour des droits, alors la résistance est l'option naturelle et les questions iront en cette direction", a-t-il indiqué.
Le président al-Assad a indiqué que si le processus de paix ne va pas en direction de la récupération des droits, alors la guerre est l'avenir normal et évident pour cette région et la Syrie est la parie concernée de cette question, alors on doit contrôler le climat arabe s'il est prêt à se mouvoir sur le terrain de la victoire et non pas sur celui de la non victoire et de non vaincu.
Répondant à une question sur les fermes de Chabaa, le président al-Assad a indiqué que le fait de tracer les frontières de Chabaa n'aura pas lieu avant le retrait israélien, "c'est une question décisive pour nous", a-t-il indiqué.
A propos du déploiement des forces de la FINUL sur les frontières entre la Syrie et le Liban, le président al-Assad a précisé que cette question crée un état d'hostilité entre les deux pays et dénie la souveraineté du Liban.
En ce qui concerne l'isolement de la Syrie et les tentatives en cours pour l'isoler, le président al-Assad a précisé que l'isolement de la Syrie a échoué et celui qui procède à ces tentatives isole lui-même.
Répondant à la question de savoir où va la région vers la paix ou la guerre, le président al-Assad a répondu que ce que nous souhaitons est la réalisation de la paix qui récupère les droits sans payer un prix exorbitant comme au cas de la guerre, alors on doit expirer définitivement les opportunités de la paix pour parler de la guerre. "Les prochaines semaines, peut être un mois ou des mois détermineront la vision définitive en cette direction… Les prochains mois détermineront la guerre ou la paix ce qui dépend en premier lieu des nouveaux gouverneurs israéliens et du retour de la conscience chez certains nouveaux gouverneurs et extrémistes de l'Administration américaine qui poussent les choses en direction de la guerre et non pas de la paix", a conclu le président al-Assad.
R. Bittar