
Damas / M. Walid al-Mouallem, ministre des affaires étrangères, a qualifié de "réussi et exceptionnel" le sommet de Damas, affirmant que son succès était parce que son mot d'ordre n'était pas syrien, mais arabe. "C'était le sommet de la solidarité arabe, et tout atteint porté à ce sommet visait tous les Arabes, celui qui était présent comme celui qui n'y était pas", a-t-il précisé dans une conférence de presse qu'il a tenue, conjointement avec le secrétaire général de la Ligue Arabe, M. Amr Moussa, au terme des réunions aujourd'hui à Damas du 20ème sommet arabe.
"Le sommet de Damas était réussi et exceptionnel de par la transparence et l'esprit de fraternité qui avaient dominé les discussions des leaders arabes présents et de par la franchise qui avait marqué l'examen des questions posées", a affirmé M. al-Mouallem, soulignant que les discussions dans la séance close avaient porté sur les relations arabo-arabes et les mécanismes de mettre au point des règles pour empêcher leur détérioration, et sur la situation arabe.

M. al-Mouallem a affirmé que toutes les délégations présentes avaient présenté des contributions constructives qui avaient permis d'engendrer un sommet arabe réussi et exceptionnel.
M. al-Mouallem a affirmé que le sommet de Damas a réussi sur différents niveaux, à commencer par sa tenue en dépit des énormes pressions dont il avait fait le cible, par le nombre des dirigeants arabes et des pays arabes qui y avaient participé et par les climats dans lesquels s'étaient déroulés les discussions.
"Ainsi, je peux dire que le sommet de Damas avait posé un pilier sur lequel ont pourrait construire dans les prochains sommets, et c'est ce qu'avaient promis les frères à Qatar", a-t-il ajouté.
M. al-Mouallem a tenu à rappeler que les divergences arabes n'étaient pas nouveaux "c'est pourquoi nous avions voulu que ce sommet soit le sommet de la solidarité arabe et de l'action arabe commune".
Il a ajouté que toutes les questions arabes ont été posées devant le sommet de Damas et que pour la première fois le sommet s'était intéressé aux deux dimensions politique et économique de l'action arabe commune.
A propos de l'initiative yéménite d'entente entre les factions palestiniennes, M. al-Mouallem a indiqué que le président al-Assad serait en contact permanent avec les dirigeants de l'autorité palestinienne et de Hamas qui avanceraient des suggestions que la Syrie fournirait à la direction yéménite pour poursuivre son initiative. "Les efforts du secrétaire général de la Ligue Arabe joindraient ceux du Yémen dans ce sens", a-t-il ajouté.
A propos du Liban, M. al-Mouallem a fait savoir que la question a été posée mais que les dirigeants arabes estimaient que cette question ne devrait pas être discutée en l'absence du Liban, et qu'il s'étaient limités à adopter la résolution sur la solidarité avec le Liban approuvée par les ministres arabes des affaires étrangères dans leur réunion au Caire, et soutenu les efforts du secrétaire général de la Ligue Arabe pour sa mise en exécution.
Questionné sur l'initiative arabe, M. al-Mouallem a affirmé que la Syrie n'avait pas présenté un papier pour la modifier pour la simple raison, a-t-il indiqué, que l'initiative est la propriété de tous les Arabes qui en disposent collectivement. Il a tenu à faire la distinction entre l'initiative de paix et la stratégie d'action en vue d'activer le processus de paix.
Questionné sur les déclaration de son homologue saoudien, M. al-Mouallem a dit ne pas convenir avec lui sur la question libanaise, estimant, lui, que la question du Liban est interlibanais et qu'aucun ne pourrait les remplacer à retrouver une solution à leur problème.
Ni la Syrie seule, ni l'Arabie saoudite seule, ne pourraient trouver une solution au problème libanais; mais un effort syro-saoudien, soutenu par tous les pays arabes pourraient encourager les Libanais à dialoguer", a-t-il précisé.
M. Moussa de son côté a parlé des efforts arabes pour cristalliser l'initiative yéménite d'entente interpalestinienne.

Quant à l'initiative arabe de paix, il a parlé d'une réévaluation de la situation et affirmé que la main arabe ne resterait pas à jamais tendue à la paix sans réponse.
Il a insisté sur la nécessité de la réhabilitation des relations arabo-arabes, se disant optimiste d'y parvenir.
Gh.H.