Damas / "Notre Cham est un spectacle", un slogan qui nous conduit à travers les ruelles et les battisses d'une ancienne époque qui restent, malgré les aléas et les intempéries, une mémoire vivace, un musée à ciel ouvert, témoignant d'une civilisation inamovible.
Aujourd'hui, c'était autour des anciens quartiers d'al-Aqeiba, d'Al Amara, al-Maydane et As-Salihiya, qui forment ossature du vieux Damas, pour être visités dans le cadre des festivités, marquant l'avènement "Damas, capitale de la culture arabe, 2008".
La dite visite a commencé à partir du siège du centre des documents historiques, sis au quartier d'Al Amara en présence de nombreuses personnalités syriennes et étrangères, intéressées par l'évènement dont l'acteur syrien /Abbés Nouri/ l'invité de cette activité aux côtés de Mme /Hanane Qassab/, la secrétaire générale de cette festivité.
Cette visite a été accompagnée par des chants sur Damas (Cham), la Aradha, sorte tableau sur la bravoure et le courage de l'homme "chami" (Damascin) ainsi que sa maîtrise de l'emploi de l'épée et du bouclier, tout en chantant et en dansant avec des mouvements rythmés par une chorale composée par les membres de la troupe.
Les cavaliers, le cheval du Cham, un pur sang très prisé pour son authenticité et sa valeur folklorique et historique avant sa valeur matérielle, étaient parmi le décor obligé de cette visite dans les confins des quartiers populaires réputés chez les Damascins.
Au cours de leur visite, les participants ont fait connaissance des anciens bains populaires comme celui de Khanji, le souk des Nahassine, où se développe l'artisanat du cuivre, en face c'est le souk des Manakhliya dans la rue du roi Faysal, avant d'arriver à Souk al-Asrouniyeh, jouxtant le Souk d'al-Hamidiyeh.
Sarab al-Atassi, chercheuse à l'Institut français des études orientales, a précisé que cette visite a pour but de faire connaissance des quartiers qui sont nés en dehors des murailles de Damas, à l'époque Ayyoubide.
T. Slimani